Des livrets papier parce que ça demeure un moyen pour diffuser des idées, et que nous sommes sensibles à un ‘‘fais le toi-même, fais le avec toi-même’’. Quelque chose entre l'infokiosk et le fanzine, ici ce serait fan de textes énervés.

Disponibles dans notre local.

 

Deux textes en version numérique

L’écriture inclusive, c’est pas juste coller des « -e »

pour des actes de langage non- discriminants... ou au moins moins discriminants par Dorthe Genthner

(les) Dedans des voix - boucans et surfaces

​un texte de Laurence Cernon - inspiré par sa pratique d'animatrice de l'Orchestre de lect(eur)rices

où il est question de voix, de groupe, de multiplicité, de genre

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ci-dessous vous trouverez

(cliquer sur la rubrique souhaitée ou dérouler)

​des personnes - une équipe ressource

une vision de l'éducation populaire - notre éduc pop

 

Une équipe ressource

Au crefad, nous sommes soit à temps plein, partiel, ou intervenant*es sur des formations ou différentes actions.

Nous sommes formateur/rices, animateur/rices.

En fonction de nos parcours et sensibilités, nous avons recours à différentes approches et disciplines pour élaborer des contenus. Nous nous accompagnons les un*e*s et les autres dans la recherche d’applications pédagogiques, l’échange de procédés par la co-animation et l'organisation de temps de formation à l'interne.

 

Des présentations des formateurs/rices sont disponibles sur les programmes.

 

Il n'y a pas de de rapports hiérarchiques entre les membres de l'équipe terrain dont un des enjeux est de créer des conditions propices à une autonomie de chacun*e, ni avec le Conseil d'Administration qui a une fonction de soutien et d'entraide, c'est la réalité du terrain qui prime.

Par ailleurs des bénévoles donnent des coups de mains ponctuels ou ont des implications à plus long terme. Ils/elles peuvent participer à des formation à l'interne.

 

Enfin les associations du Réseau des Crefad constitue une ressource que le Crefad-Lyon n'hésite pas à solliciter notamment pour constituer des équipes d'animateurs et d'animatrices adaptées aux commandes qui nous sont faites.

le site du réseau des crefad

 

 

Notre éducation populaire, c'est d'abord notre histoire.

Et pour commencer, celle du mouvement Peuple et Culture, issu de la Résistance et du maquis du Vercors, où se sont inventées des modalités, des pensées et de la méthode pour résister au fascisme et commencer à construire ''un après''. Un après pour se méfier des dynamiques collectives conservatrices qui justifient les inégalités, individualisent les problèmes et répandent comme seuls critères de choix l'émotion vive, la peur et l'enthousiasme, moteurs essentiels du fascisme.

 

Se méfier d'un ''nous'' donc, de tendances à figer, à renforcer des normes qui enferment, et à s'activer à la personnalisation du pouvoir. Mais se méfier du ''je'', également. Celui qui, par paresse, par confort ou par fatalisme, se replie sur lui-même, ou se réfugie au contraire quand ça l'arrange dans un ''nous'' qui renonce en chœur.

Le mouvement Peuple et Culture est né en 1945 de cette résistance s'armant d'un travail méthodologique : l’entrainement mental. Entrainement à la pensée, un de ses enjeux est aussi de mettre le ''je'' et le ''nous'' en vis à vis critique.

 

Notre histoire, c'est aussi celle du réseau des Crefad, qui s'est donné les moyens de poursuivre ce travail en se créant des espaces de mutualisation. Un réseau et non une fédération, pour laisser la place à l'autonomie des projets de chaque structure et à la responsabilité du commun.

Notre éducation populaire, ce sont aussi les pratiques et intentions dont nous nous sommes inspirés, qui font partie de notre paysage.

Nous pouvons nous sentir proches des cercles d'études, lieux d'échanges et de formation et autres universités populaires qui sont nés en particulier dans le mouvement ouvrier au 19ème siècle ; plus tard le mouvement des auberges de jeunesse de l'entre-deux guerres ou celui de l'éducation permanente des années 1970 seront porteurs de cette même volonté : apprendre, s’émanciper et transmettre tout au long de la vie, par, avec tout*es… et tout*es capables.

 

En ce sens, nous nous retrouvons dans une éducation populaire qui envisage le peuple, non pas comme le peuple-plèbe, populace qu'il faudrait éduquer, mais comme contexte dont nous faisons partie (le peuple, ici, ce n'est pas ''les autres''). Un contexte d'invention, d'irrévérence, de frottements à des contradictions qui existent mais que l'on peut dépasser.

Nous tentons de mettre en place des propositions où chacun-e puisse prendre place, façonner sa place. Nous expérimentons des pédagogies où l'autoformation collective peut apparaître, où le rapport au savoir est questionné, retravaillé ensemble afin de se défaire de ce qui nous empêche d'agir. Des propositions où la pratique et l'expérience s'allient au ''braconnage'', une manière d'aller voir dans la connaissance si on y est.

Pour nous l'éducation populaire n'est pas un domaine, elle échappe aux clôtures. C'est plutôt une source alimentée elle-même par des stratégies personnelles et collectives, des ressorts, des conduites de la pensée qui soutiennent l'émancipation comme recherche concrète : ce que l''on veut pour soi dans un ensemble, comment on le veut, on le peut, ce que ça implique, et comment ça nous implique.

​​​​Et les ouvrages du Crefad documents

travaux de recherche réalisés par des membres

du réseau des Crefad

 

ça nous arrive d'écrire...